5h du matin, un cri dans la nuit

Ambiance au gymnase

Ambiance au gymnase

Oui enfin c’est juste N°2 qui vient de se réveiller et qui va finir la nuit avec nous. Mais un bruit m’inquiète, celui de la pluie sur les fenêtres. Il pleut fort. À 7h je suis levé, et il pleut encore, là je me dis que ça pas être du gâteau : pluie, vent, froid, le trio infernal.
Sur la route la pluie redouble, on va être trempé comme des soupes. Mais voilà, au loin une lueur d’espoir, au dessus de la forêt de Marchiennes, les nuages sont moins denses et le ciel plus lumineux. Une fois sur place, c’est le soulagement, je participerai pour la 2ème fois au semi-marathon de Marchiennes au sec … mais au frais.

Je retire mon dossard et passe un coup de fil à David qui va tenter de battre son record sur le 10 km. On se retrouve dans le gymnase, ça fait plaisir de le revoir, mais déjà il doit filer sur la ligne de départ. Je finis de me préparer, j’hésite encore sur l’habillement, trop chaud ça va pas le faire, pas assez non plus, il fait frais et il y a du vent. Je décide de prendre une veste sans manches, un t-shirt manches longues, un buff et des gants légers, et finalement j’ai pas eu tort. Comme l’année dernière, je pars avec ma gourde à la ceinture, mais sans gels, je vais tourner aux raisins secs.

Le départ est comme chaque année un peu rock’n roll, beaucoup de monde peu de place, ça joue des coudes.

C’est parti

La meute est lâchée à l’assaut des 21 km de cette course. Les premiers 500 m sont l’occasion de se mettre en jambe, elles sont encore un peu lourdes. Le premier kilomètre est avalé et le peloton s’étire, ce qui nous laisse plus de place pour prendre la bonne allure. Je souhaite terminer en 1h45, il n’y a pas de meneur pour ce temps, ma montre va m’aider à ça avec le virtual partner. Je regarde ma montre pour être dans le bon tempo, j’ai pour stratégie de partir assez tranquillement sur la première partie et ensuite accélérer au feeling durant la 2ème partie.

Les kilomètres défilent, déjà le premier ravitaillement est là, c’est dingue comme 5 km à l’entrainement peuvent paraître long et ici terriblement courts. Je bois un peu et prends une poignée de raisins. Les gobelets jonchent la route, ça manque de poubelles aux ravitos.

5 km – 24’26″

Je suis bien, je modère mon allure pour ne pas me laisser emporter par mon enthousiasme. Je me fais doubler, mais intérieurement je me dis que je reverrais dans quelques kilomètres.

10ème kilomètre, tout va bien, il fait un peu frais, je prends encore une poignée de raisins. Je commence à mettre doucement ma stratégie en place. Mais j’hésite encore sur le moment où je dois accélérer. Faut-il temporiser encore ? Je me dis qu’à 8 ou 9 km de l’arrivée doit être le bon moment.

10 km – 49’31″

En sortant de la forêt le vent vient jouer les troubles fête, bon vent de face avec rien pour se protéger. J’essaye de me placer derrière quelques concurrents pour me protéger, ça marche pas aussi bien qu’à vélo :)
12ème kilomètre, une longue ligne droite longeant l’autoroute  avec le vent de face, j’ai juste peur de me griller, et puis zut, je commence à accélérer, je gagne 2″ au km, puis 4″, au 14ème je tourne en 4’52″ soit 8″ de mieux que mon objectif. Je ne veut plus seulement faire 1h45, mais bien mieux. 15ème km 4’45″.

Je tiens bien l’allure, alors autant y aller franchement. Le ravito est effacé rapidement.
Tiens, voilà déjà des concurrents qui m’avaient dépassé au départ. J’arrive à un moment clef, l’année dernière une grosse crampe m’obligeait à lever le pied. Cette année ça à l’air de bien passer, rien à l’horizon.

Encore des concurrents doublés, je me greffe un peu sur un groupe qui tourne bien devant moi. On rattrape du monde, le groupe grossit, mais pas pour longtemps. Je vais finir par lâcher ce groupe en accélérant dans les derniers kilomètres. J’accélère, 4’36″ au 19ème km.
Une dernière montée, le vent de face nous ralentit, un coureur essaye de me suivre, il me lâche quelques centaines de mètres plus loin.

L’arrivée est proche, je mets un dernier coup, je lâche rien, à fond.

À 50m de l’arrivée j’aperçois un visage familier, c’est David, qui m’encourage, j’étais tellement dedans que j’ai pas eu le temps de lui faire signe.

À fond, jusqu’au bout.

Enfin c’est fini, 1h43’31″, objectif atteint. Je suis sur les rotules, m’accrochant aux barrières. J’avais pas envie d’arriver avec encore du jus, j’aurais eu l’impression de ne pas avoir été au bout. Pas la peine de faire un temps si c’est pour être frais à l’arrivée. Ma stratégie a bien fonctionné et ma préparation plutôt bien menée. Ce temps me fait rêver à un 3h45 voir moins au marathon. Pourquoi pas.

Pour finir, un grand merci aux organisateurs de nous offrir une belle course comme ça pour 8€ (avec une bonne bière comme cadeau) et aux bénévoles qui étaient nombreux et très sympas.

La runnosphère était bien représentée puisque DD2012 bat son record et Jo’run aussi. Bravo à eux … et à tous les autres aussi !

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One Response


  1. RohnnyNo Gravatar on 25 oct 2013

    Bravo pour cette superbe course et ce bon chrono. Bonne récupération :-)


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