Chtriman - La natation
Triathlon

Triathlon – Chtriman 113

By on 20/07/2016

Comment on se sent juste avant le départ d’un half ironman ? Comment on se sent à l’arrivée ? Cela fait quoi d’être finisher d’une course qui occupe vos pensées depuis plusieurs mois ?
J’ai pu enfin participer pas au Chtriman, les autres année où je n’étais pas prêt, ou les dates ne convenaient pas. Cette année aucune excuses, il faut y aller.

La veille du départ je prépare toutes mes affaires, et en triathlon il en faut un paquet. Cependant je décide d’y aller tranquille sur le sac de transition, pas de choses superflues, peu de ravitaillement, je prendrais sur place. Je suis finalement assez léger. Petit déj’ normal, il est temps de finir de remplir la voiture et de foncer vers le PAac où ce déroule l’épreuve. Je stresse un peu beaucoup, le mois de juin ayant été assez catastrophique niveau entrainement, beaucoup de boulot, empêchements divers et variés et pour finir malade pendant presque 2 semaines juste avant la course.

C’est donc plein de doutes et sous antibios et cortisone que je me présente. Le lieu de l’épreuve est idéal, parkings vastes, accessibles, petit village de départ, c’est pas mal, mais voilà il fait pas très beau, un peu de pluie et de vent. Dans le parc de transition je rejoins des membres de mon club, l’orga est bien faite on est tous ensemble.

La natation

Je mets la combi et hop à l’eau. Là franchement j’ai un peu froid, et j’en mène pas large. Je me demande ce que je fout ici. Je stresse bien comme il faut. Et c’est avec AC/DC que le départ est donné. 1,9km à batailler. Oui vraiment batailler, on prend pas mal de coups. D’habitude au bout de 500m même pas on peut nager presque tranquillement, là j’ai pris des coups sur tout le long. Paradoxalement je pose bien ma nage, je suis en 3 temps, alors que d’habitude je suis sur 2. Tout se passe plutôt bien, à part à 700m de l’arrivée où je prends un gros coup de pied dans l’œil. Et ben ça surprend, heureusement que j’ai les lunettes, elles ne sont pas cassées et le temps de reprendre mes esprits je finis l’épreuve de natation. 39 minutes à ma montre, plutôt satisfait, c’est le temps que je m’étais fixé.

Transition et vélo

Ma transition se fait rapidement, je en suis pas trop groggy par le passage de la natation au vélo. Il m’est déjà arrivé de chopper une grosse crampe au mollet dés la sortie de l’eau. Là, nickel. Le parcours est plat, et je me sens bien. Ma moyenne est à plus de 30km/h, je dois avoisiner même les 33. Le seul passage difficile est une bosse vers le 25é km. Je suis pile dans les temps et même mieux pour mon objectif de faire moins de 6h.

Les ravitos sont environ tous les 30 km, je prend de la boisson, hop un bidon souvenir pour le petit loulou qui sera content, et des barres de céréales que je stocke dans ma pochette de cadre (super utile par rapport au scotch de peintre). Je roule bien et avec certains concurrents c’est le chat et la souris, je passe, il repasse, je re-repasse … sans drafter hein !
Après 60km environ, le ciel d’obscurci méchamment, on se prend de grosses averses sur le nez avec beaucoup de vent.Cela devient difficile de tenir la position aero, d’autant plus que j’ai très mal au fesses.

Les petites bosses sont plus dures et les longs droits interminables. Sur une bosse, un concurrent vient juste de me doubler et se place devant moi et pile à ce moment un arbitre vient me fusiller du regard. Il me fait signe genre « bouge toi, dépasse le », je pige pas ce qu’il me veut là, je vais pas le dépasser, j’ai même pas fait attention au gars devant. Je ralentis en faisant de grands geste pour lui faire comprendre que je n’y suis pour rien. Faut pas exagérer non. On se regarde avec le concurrent juste derrière moi, on en arrive à la même conclusion, que la règle c’est bien, faire du zèle comme ça c’est très exagéré, surtout en montée avec des conditions météo comme celles là. D’autant plus que vu la densité de coureurs et avec des routes parfois ouvertes à la circulation, c’est un peu difficile de jouer le jeu. En tout cas on en a vu rouler en gruppetto et ça devait être beaucoup plus facile pour eux. Enfin…
La fin est longues, les derniers km n’en fissent plus. Ma moyenne a bien baissé avec le vent et la pluie. Je finis avec 94km au compteur, ma plus grosse sortie.

Course à pied

Ma transition est très rapide, les jambes répondent bien, pas trop de douleurs, j’y vais calmement, et je me freine même pour pas griller en route, il reste 21km à parcourir tout de même. Le soleil est revenu, mais toujours du vent. Les ravitos sont disposés tous les 3km environ, et il y a de quoi faire, fruits, barres, eau, badoit, boisson isotonique, l’organisation sait recevoir. Franchement tout va bien jusqu’au 15 è, là je commence un peu à câler, les jambes sont lourdes et je marche un peu pour m’économiser, les 6h ne sont plus vraiment d’actualité, mais c’est pas grave.

La fin est enfin proche, les derniers mètres sont une délivrance, quand je pense aux triathlètes qui font le double, je me dis que c’est pas tout de suite pour moi, et est-ce que cela le sera un jour. Le tapis bleu me mène à l’arrivée. A 50m de la ligne je sens l’émotion monter en moi, j’en ai les larmes aux yeux, je l’ai fait, bordel, je passe la ligne, je presque plus content que d’avoir fini mon premier marathon. 6h02’38 », pas mal, on va dire que sans les 4km de bonus à vélo et une météo plus clémente, c’était dans la poche. Ma médaille autour du coup, je fonce revoir mes collègues du club pour manger un morceau. J’adore ce sport et cette ambiance.

Conclusion de ce Chtriman

Pour conclure, je pense que ce format est beaucoup plus accessible qu’on ne le crois, je dis pas pour le format XL. Pour l’entrainement, cela passe plus facilement que le marathon, moins traumatisant, plus diversifié, je n’ai jamais été blessé durant ma prépa. J’ai aimé ma course du début à la fin.

L’organisation a été au top. Est-ce que je la referai l’année prochaine, je ne sais pas, simplement parce qu’il y a d’autres triathlons qui me font envie dans le coin.
Pour finir un grand bravo aux nombreux bénévoles et à l’organisation. Pendant 2 jours c’était une grande fête du triathlon qui a été organisé dans le Nord Pas de calais.

 

Photos : Pierre Berthemin

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